Les questions suivantes à propos de la coopération
sont souvent posées par des enseignants qui participent
à des formations en apprentissage coopératif ou qui
implantent lapprentissage coopératif dans leur
classe.
1. Les élèves qui ont travaillé
individuellement pendant des années ne sont pas tous
préparés au travail coopératif. Doit-on
préparer ses élèves au travail
coopératif ? Quelle forme doit prendre cette
préparation ? [ réponse ]
2. Il arrive parfois que les méthodes
coopératives ne donnent pas les résultats attendus
et que la coopération ne se développe pas vraiment
entre les membres du groupe. Quelles sont les principaux
obstacles à la coopération ? [
réponse ]
3. La taille des groupes coopératifs est-elle un
facteur important à considérer ?
[ réponse ]
Réponses:
1. La préparation des
élèves au travail coopératif est capitale.
Le fait de placer des élèves en groupes restreints
et de leur demander de coopérer nassure pas
quil le feront. Il faut donc prévoir des
activités de préparation au travail
coopératif.
Voici quelques suggestions :
- On doit susciter lintérêt des
élèves pour le travail déquipe et la
coopération. On peut organiser une discussion qui permet
aux élèves didentifier des secteurs de
lactivité humaine où la coopération se
vit. Voici quelques questions à soumettre à la
discussion : Pourquoi la coopération est-elle importante ?
Quelle forme prend-elle ? Quels comportements les individus
démontrent-ils lorsquils coopèrent ?
-
Il est important damener les élèves
à reconnaître et à apprécier les
différences individuelles des autres élèves
de la classe. Dans les classes ordinaires, il arrive parfois que
des élèves rejettent ceux qui éprouvent des
difficultés dadaptation ou dapprentissage et
refusent de les choisir comme coéquipiers. On doit donc
fournir beaucoup doccasions aux élèves de
mettre en évidence leurs talents, leurs capacités,
leurs forces et leurs habiletés personnelles.
-
Il est capital denseigner les habiletés de base
de coopération avant de débuter le travail
coopératif. Les concepteurs des méthodes
coopératives classent généralement les
habiletés coopératives en trois groupes : les
habiletés sociales, les habiletés cognitives et les
habiletés de communication. Les praticiens mentionnent que
la plupart des élèves doivent apprendre à
reconnaître les comportements qui sont coopératifs;
auparavant, ils ont eu peu doccasion de les mettre en
application dans un contexte denseignement traditionnel. On
devra donc accorder une place extrêmement importante
à lenseignement des habiletés
coopératives lorsquon prépare les
élèves à la coopération.
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2. Depuis quelques années, des
chercheurs et des enseignants ont identifié des obstacles
à lémergence de la coopération dans la
classe. Voici une liste dobstacles qui ont
été relevés :
- La préparation des élèves au travail
coopératif nest pas suffisante avant de former des
groupes restreints ; [ voir la question 1]
-
On naccorde pas suffisamment de place à
lenseignement des habiletés coopératives ; [
voir la question 1]
-
La compétition peut se développer entre les
équipes , ce qui peut détruire le sens de la
coopération qui émerge ;
-
Imposer des coéquipiers peut parfois rendre improductif
le travail dune équipe ;
-
Les récompenses extrinsèques peuvent
démotiver les élèves à
coopérer parce quils ne perçoivent plus la
coopération comme une valeur à acquérir
;
-
Le nombre délèves par groupe est un
facteur déterminant. [ voir la question 3]
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3. La taille des groupes coopératifs
est un facteur important à considérer.
Lorsquon implante lapprentissage coopératif
dans sa classe, on doit prévoir des activités en
dyades pendant quelques temps. On poursuit plus longtemps
lorsquon retrouve dans sa classe des élèves
manifestant des difficultés dordre comportemental ou
des élèves qui ne maîtrisent pas suffisamment
les habiletés coopératives.
La plupart des enseignants qui ont connu du succès en
implantant lapprentissage coopératif
suggèrent de ne pas dépasser 4 élèves
dans chacun des groupes coopératifs. Au delà de
cette taille, lanimation devient difficile et les relations
interpersonnelles sont plus complexes. Un plus grand nombre
délèves par groupe pourrait empêcher la
productivité et peut-être même la
réalisation de la tâche demandée.
Lexpérience nous démontre quune
équipe constituée de 5 ou 6 élèves a
tendance à se scinder rapidement en sous-groupes.
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