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Les questions qui suivent reflètent la façon dont les "Difficultés dordre comportemental" se manifestent concrètement dans le quotidien du personnel enseignant. En effet, elles ont été formulées en référence à des situations jugées particulièrement délicates par un groupe denseignantes de la Commission scolaire de lOr-et-des-Bois. Il est fort probable que la réalité à laquelle ces questions réfèrent sapparente à celle à laquelle sont confrontés les enseignants et enseignantes de la province. Les réponses quelles ont suscitées sont donc susceptibles de les intéresser, et il en est ainsi pour les étudiants et les étudiantes qui sont actuellement en formation dans le domaine de lenseignement. Dentrée de jeu, il est indiqué de préciser que les répondants à ces questions étaient invités à élaborer leurs réponses en tenant compte des circonstances particulières dans lesquelles oeuvrent les enseignants et les enseignantes daujourdhui. Les avenues de solutions proposées devaient ainsi être réalistes quant aux ressources qui leur sont disponibles dans les écoles et quant aux limites du personnel enseignant au plan de lexpertise exigée par les moyens dintervention suggérés. En prospective, cette section est appelée à prendre de lampleur. Des questions additionnelles seront graduellement introduites et les réponses déjà présentées sont appelées à être davantage étoffées. Pour ce faire, vous serez sporadiquement appelés à participer à des forums de discussion relativement à lune ou lautre des questions formulées et des synthèses seront effectuées sur la base des réflexions qui y seront acheminées.
Pour chacune des questions, des pistes de solutions recueillies auprès de huit enseignantes de la Commission scolaire de lOr-et-des-Bois seront proposées. Ces enseignantes interviennent aux niveaux préscolaire et primaire. Dans un premier temps, ces dernières ont répondu individuellement aux cinq questions et, suite à une rédaction initiale réalisée sur la base de leurs réflexions, elles ont eu loccasion den valider le contenu. Quoiquune telle procédure soit limitée au plan méthodologique, elle ne prétend à rien dautre quà déclencher une démarche réflexive chez les personnels du milieu de léducation. Parmi les avenues présentées, certaines pourraient assurément être développées différemment; dautres conviendraient mieux à tel type denseignant ou denseignante, ou à telle gestion de classe; dautres seraient davantage concluantes avec tel élève ou tel groupe. Ce qui importe, cest que ce recueil initial de solutions sache alimenter vos réflexions et, ce faisant, quil vous aide à formuler des stratégies dintervention utiles et réalistes, et surtout qui vous conviennent.
1. Pour chaque élève identifié comme ayant des difficultés dordre comportemental, lenseignant a à appliquer un plan personnalisé dintervention (PIP). Ce plan implique parfois une diminution des exigences (production académique et/ou comportement) pour lenfant concerné, eu égard de celles demandées aux autres élèves, ce qui suscite à loccasion des réactions chez ces derniers. Dans ce contexte, comment est-il possible à lenseignant dutiliser le groupe pour favoriser la réalisation du PIP? | réponse | 2. Il arrive parfois quun élève refuse dobéir à une consigne. Généralement, lenseignant est outillé pour y faire face. Cependant, lorsque lélève persiste dans son refus, de quelle façon lenseignant peut-il procéder avec lui tout en assurant lencadrement de son groupe : a) lorsque la situation se pose dans limmédiat? b) si elle se présente fréquemment? | réponse | 3. Lenseignant est parfois confronté à des situations délicates. Par exemple, un enfant crie, pleure, frappe, lance des objets Dans certains cas, après avoir tenté en vain de le calmer, il doit intervenir physiquement : a) dans limmédiat, comment doit-il procéder avec lui tout en étant supportant pour les autres élèves qui assistent à lintervention? b) comment revenir sur la situation avec lélève et avec le groupe? | réponse | 4. A loccasion, les relations entre un enseignant et un élève dégénèrent à un point tel quun conflit sinstalle entre eux. Dans un tel contexte, la réalisation des apprentissages en est assurément touchée. Comment lenseignant doit-il alors procéder pour rétablir graduellement la situation? (En cours de réalisation) 5. Certains enfants du groupe-classe sont parfois laissés de côté (ignorés), alors que dautres sont continuellement harcelés (rejetés) par leurs pairs. Comment lenseignant peut-il intervenir dans chacune de ces situations : a) auprès du groupe ou des élèves tout spécialement impliqués? b) auprès de lélève qui en est affecté? (En cours de réalisation)
3- Réponse aux questions 1, 2 et 3
Dans un premier temps, il est indiqué de préciser que lenseignant qui désire utiliser à bon escient son groupe-classe doit, au préalable, avoir su mettre en place une gestion de classe basée sur le dialogue, le respect, la confiance et la coopération. Aussi, dès lamorce de lannée scolaire, il se préoccupera de sensibiliser ses élèves aux différences individuelles (besoins, valeurs, façons dêtre et dagir, capacités,...). De par leur expérience de vie, les enfants sont de plus en plus conscients de celles-ci et, de façon générale, ils les respectent bien. Il est donc plus facile de leur faire comprendre que ces différences ont des répercussions au plan des apprentissages et des comportements, bref quelles se traduisent en besoins éducatifs tout aussi différents. A titre dexemple, une enseignante rapportait lintervention suivante effectuée face à son groupe: "Vous avez un ami qui a besoin de cannes pour se déplacer. Cest son besoin à lui. On doit lui fournir ces appareils, mais ça ne veut pas dire quon doive aussi vous en donner car vous navez pas ce besoin." Ces élèves accepteront sûrement quune même attention leur soit accordée sils manifestent à leur tour des besoins spéciaux. Dans une classe où les différences sont reconnues et respectées, il va de soi que les exigences posées aux élèves puissent être différentes. Etre juste et équitable envers tous est certes très important. Toutefois, léquité désirée ne signifie pas que lenseignant doive établir des exigences homogènes mais plutôt quil sache déterminer, lorsque la situation le demande, celles qui sont conformes aux capacités ou aux dispositions de chacun de ses élèves. Sur la base dun respect accru des différences, il devient dautant plus possible dutiliser le groupe pour favoriser la réalisation du plan personnalisé dintervention. Pour ce faire, lattitude de lenseignant est fondamentale. Des explications claires et transparentes entraînent généralement une réaction positive chez les enfants. Sans toutefois entrer dans les détails, lenseignant ne doit pas hésiter, lorsquil le juge nécessaire, de faire part au groupe de certains besoins spéciaux dun élève. Comprenant les raisons qui le motivent à intervenir différemment face à ce dernier, les autres sont alors moins susceptibles dassocier la diminution des exigences à une injustice. Une enseignante souligne quelle préfère ne pas discuter ouvertement avec son groupe des orientations prévues dans le plan dintervention personnalisé de ses élèves. De par sa façon danimer sa classe, cette dernière privilégie une approche où chaque élève est respecté pour ce quil est, et elle se préoccupe de le leur transmettre. Pour elle, il nest donc pas nécessaire dimpliquer le groupe dans la réalisation du plan puisque chacun sait très bien quil recevrait lui aussi, si la situation lexigeait, le support approprié à ses besoins. Quelques enseignantes affirment employer à profit leur Conseil de coopération. De par sa vocation particulière, cet outil éducatif constitue une tribune de choix pour traiter du respect des différences individuelles et des besoins particuliers de certains. Bien que le plan personnalisé précise les orientations générales de lintervention de lenseignante, il est tout de même pertinent damener les élèves, au fil dune discussion, à se réapproprier certains éléments du plan et à se mobiliser en vue de collaborer à leur mise en oeuvre. Lors de telles rencontres, les élèves ont aussi lopportunité de réfléchir et de proposer des pistes daction à leur mesure, de manière à être dautant plus supportant pour lélève. Les élèves identifiés en "difficultés dordre comportemental" ont des besoins tout particuliers. Au delà des comportements dérangeants quils manifestent à loccasion, il y a avant tout un besoin important de support. Aussi, on suggère de saisir toutes les occasions possibles de les valoriser devant le groupe. En un sens similaire, une enseignante propose dencourager de tels messages positifs provenant du groupe de pairs. A cet effet, elle mise sur la formule de l"ange gardien": de concert avec le groupe, elle identifie un élève pouvant être un modèle positif pour lenfant concerné, et qui accepte de lui porter une attention spéciale, de lencourager, bref de laider à assumer le plus adéquatement possible ce que comporte son métier délève. Une telle démarche sinscrit très bien dans lordre de la mobilisation recherchée du groupe de pairs. (Gérard Lavoie, UQAT)
Mentionnons dabord que, dans la mesure où des règles claires sont établies dans sa classe, lenseignant est moins susceptible davoir de la difficulté à faire respecter une consigne. Si des conséquences tout aussi claires sont prévues en cas de transgression des règles et que les enfants en sont conscientisés, son intervention en sera dautant plus facilitée. Ajoutons que lorsque les élèves sont impliqués dans lélaboration des règles à respecter et des conséquences reliées à leur transgression, il leur est généralement plus facile daccepter et dassumer les conséquences de leurs actes. Alors quautrefois on parlait de punition, il est de plus en plus courant aujourdhui de parler de conséquences logiques. Est-ce quil sagit de mots différents pour représenter une même réalité? Il semble que tel nest pas le cas. En effet, dans la mesure où les règles sont acceptées et connues de tous et quelles sont en tout temps appliquées avec constance et fermeté, elles sont davantage à même dêtre perçues comme logiques, raisonnables et acceptables. De façon générale, un tel contexte est suffisant pour obtenir une saine collaboration et participation des enfants, ainsi que pour solutionner des refus occasionnels. a) Lorsquun élève persiste dans son refus dobéir à une consigne, diverses attitudes ou stratégies peuvent être adoptées : la douceur, la fermeté, le dialogue Cest à lenseignant de décider, en prenant appui sur une analyse immédiate de la situation, ce quil est préférable de faire. Sil prend lavenue du dialogue, cest quil anticipe que lélève a besoin de support et que ses actions, sans être excusables pour autant, peuvent être explicables. Dans un tel cas, à lécart du groupe, il prendra un moment pour questionner lélève sur les raisons pouvant expliquer son comportement. Précisons que la qualité de la conversation qui prévaudra alors sera très dépendante de la qualité de la relation établie à ce moment de lannée entre lenseignant et lélève concerné. Il va de soi que lenseignant a toujours intérêt à cultiver une telle relation de qualité avec chacun de ses élèves. Les raisons invoquées par lélève au cours de la discussion peuvent être jugées acceptables ou non par lenseignant. Si le refus dobéir à une consigne nest pas considéré justifiable, lélève est alors encouragé à modifier son comportement. De par sa connaissance des règles et des conséquences entraînées par leur transgression, il sait alors clairement ce quil adviendra sil décide de maintenir son refus. Lenseignante na donc pas à lui rappeler ces informations. Lélève décidera lui-même si des conséquences lui seront données. Dans cette éventualité, lenseignant devra appliquer rapidement les conséquences prévues et ce, en relation avec la nature du manquement aux règles (retrait de la classe, reprise du travail à la maison, note aux parents, ). A loccasion, lorsque la situation est telle quelle risque daltérer le climat de la classe, il arrive que lenseignant doive procéder au retrait temporaire de lélève. Il est alors important quil effectue cette intervention en conservant le plus possible son calme, ainsi quune attitude supportante. Le retrait de lélève est dailleurs envisagé comme une période de réflexion pendant laquelle lenseignant et lélève peuvent prendre un recul par rapport à la situation et ce, tout en permettant de prévenir une confrontation devant le groupe. b) Lorsquun élève manifeste fréquemment un refus dobéir aux consignes, certaines enseignantes préfèrent agir directement auprès de cet élève, alors que dautres choisissent plutôt dintervenir auprès du groupe. Une enseignante précise quelle effectue ce choix en fonction des personnes impliquées dans la situation. Sil sagit uniquement delle et dun élève, elle décide alors de limiter son intervention à ce dernier. Auprès de lélève Dans la définition proposée par le ministère de lÉducation, il est précisé que les "troubles de comportement" saccompagnent fréquemment de difficultés au plan de lapprentissage. Dans la mesure où il constate que tel est le cas, lenseignant doit procéder à une évaluation spécifique à ce sujet. Pour ce faire, une rencontre avec lélève est indiquée, laquelle vise à cerner lampleur ainsi que la nature précise de telles difficultés. Sur la base des informations recueillies, lenseignant décidera, de concert avec lélève, des solutions à mettre en uvre et des mesures dappui qui simposent. Laide peut alors prendre diverses formes, séchelonnant de la récupération à létablissement dun programme adapté. Si le problème savère dordre comportemental, et ce avant de procéder à la référence de lélève à une tierce personne, une enseignante affirme quelle tente dabord de mettre en place un programme de renforcement positif. Tout en lui offrant à nouveau son support, elle convient alors avec lui des modalités de programme susceptibles de lencourager à sinvestir dans la démarche. Dans le cadre de sa recherche de solutions, une autre enseignante précise quil ne faut surtout pas craindre de consulter des personnes-ressources, telles des collègues, la direction de lécole ou encore des personnels affectés aux services complémentaires à lenseignement (psychologue, techniciens en éducation spécialisée, travailleur social, psychoéducateur, ). Une telle démarche est un signe de professionnalisme de sa part. Dans certains cas, après avoir tenté diverses interventions, lenseignante doit procéder à la référence de lélève. Plus spécifiquement, lorsque les difficultés persistent et que lanalyse de la situation permet de penser quil sagit dun problème dordre personnel dont la résolution va au-delà de ses compétences, une telle décision simpose. Une personne détenant des compétences reliées à la nature des besoins manifestés par lélève est alors appelée à intervenir. Ce qui motive avant tout lenseignante à ce moment, cest de sassurer que lélève reçoive un support approprié. Auprès du groupeOutre les interventions prenant pour cible
lélève, une enseignante suggère dutiliser
le groupe dans la recherche de solutions. Sur ce point, elle
souligne que le Conseil de coopération constitue un outil
fort intéressant. Au moment de procéder, son
analyse de la situation lui permet de considérer que son
groupe est bel et bien en mesure de sacquitter de cette
tâche, que lélève concerné acceptera
cette intervention de la part de ses pairs et que la nature ainsi
que lampleur du problème présenté
permettent danticiper des résultats concluants. Dans
léventualité où le Conseil de
coopération se prononce sur la question, les solutions
alors mises de lavant ne sont plus uniquement attribuables
à lenseignant, mais à lensemble du groupe, y
inclus à lélève lui-même. Les
décisions qui sont prises lors dune telle démarche
de coopération prennent dautant plus de consistance,
lélève étant alors susceptible de
réagir favorablement.
Lorsquun élève est en crise, il est important dagir sans tarder. Dans une telle situation, lobjectif poursuivi par lenseignant est précisément de calmer lenfant et ce, en vue déviter lescalade de la crise. Lintervention est rendue dautant plus nécessaire si la sécurité de lenfant et celle de ses pairs risquent dêtre compromises. Dans pareille situation, connaissant bien ses élèves et profitant des liens émotifs quil a avec eux, lenseignant est la personne la mieux placée pour effectuer cette intervention. a) Intervention auprès de lélève tout en étant supportant pour les autres Un mot dordre simpose! Quoiquil soit fort simple et tellement important, il est parfois si difficile à observer en situation de crise : il faut garder son calme tout au long de lintervention. Bien que lenfant puisse manifester des comportements provocateurs à ces occasions, lenseignant doit conserver le contrôle sur ce qui se passe. Il importe de bien se remémorer que cet état de crise de lenfant est le signe dun besoin important de support. De plus, lattitude supportante de lenseignant vise à sécuriser à la fois lélève concerné et les autres élèves qui assistent à la scène. Au plan de lintervention proprement dite, il est important de préciser que la force physique ne doit être utilisée que pour retenir, empêcher ou immobiliser. Plus concrètement, on recommande de procéder de la façon suivante: - Tout en ayant des propos rassurants pour le groupe, se diriger dun pas décidé vers lenfant en crise. Sur ce point, la sécurité est conférée aux élèves tout autant verbalement que par lattitude non hésitante adoptée par lenseignant. - Une fois à proximité de lenfant, établir un contact visuel tout en continuant de se rapprocher lentement. Ce faisant, lenseignant peut aussi établir un contact verbal avec lélève: "Jaimerais pouvoir taider. Laisse-moi mapprocher de toi. Laisse-moi taider." On recommande alors un rythme ainsi quun ton de voix apaisants. - Tout en demeurant calme, prendre ses mains et lapprocher de soi. En plus du support physique qui sinstalle, il est recommandé de maintenir le contact verbal. Dans ce contexte, lattitude réconfortante de lenseignant est susceptible damener lélève à se sentir en sécurité. Lenfant devrait alors se calmer peu à peu. - Au cours de lintervention, lenseignant ne doit déployer que la force nécessaire à la maîtrise de la situation. Dès que lélève commence à se décontracter, il doit lui aussi doser son action en proportion. Une communication physique sinstalle alors entre lélève et lenseignant, laquelle favorise une sortie graduelle de la crise. En somme, létat de crise est soulagé par la communication tant physique que verbale, ainsi que par la confiance manifestée par ladulte. Ajoutons que la qualité de la relation qui prévaut entre lenseignant et lélève a une influence majeure sur le déroulement de lintervention. Une telle approche supportante est également bénéfique pour le groupe. En effet, les élèves réalisent que lenseignant sait prendre les choses en main et quil conserve le contrôle sur la situation. Ils en sont donc eux-mêmes rassurés. - Une fois la crise terminée, au moment où lenfant retrouve peu à peu son calme, lenseignant doit recentrer son attention sur le groupe. Selon son état émotif et celui de ses élèves, il peut proposer un moment de pause, la reprise du travail ou le retour immédiat sur la situation. Il est important que ce retour soit effectué seulement lorsque le calme est revenu dans la classe. b) Pour revenir sur la situation, voici les suggestions recueillies : Avec lélève Toujours dans une perspective de support à lélève, lenseignant doit prendre un moment pour revenir sur la situation en rencontre individuelle. Au cours de celle-ci, il invite lélève à parler ouvertement des raisons pouvant expliquer sa crise et ce, tout en recherchant conjointement avec lui des solutions aux difficultés quil éprouve. Il peux alors lui dire : "Je sais que quelque chose te dérange. Tu as tenté de me le dire devant les amis. Maintenant, tu peux men parler calmement." - Au cours de la rencontre, on propose aussi de questionner lélève sur la façon dont la crise aurait pu être évitée. Les informations recueillies à ce sujet permettent didentifier des moyens concrets en vue de prévenir des crises subséquentes. - Tout en manifestant son désir de laider, lenseignant doit toutefois maintenir ses exigences. Il ne faudrait surtout pas que la crise soit le prétexte à un congé de travail ou à des conséquences non assumées. Si une production académique na pu être réalisée en raison de la crise, il lui faut donc persister dans sa demande en prévoyant par exemple un travail à la maison. Avec le groupe - Sachant que ses élèves ont besoin de se sécuriser par rapport à la situation, il est indiqué que lenseignant en discute calmement avec eux. Il doit alors choisir un moment approprié. Son analyse globale du contexte lamènera à décider de la pertinence quant à la présence ou non de lélève concerné. - Au moment choisi, il invite ses élèves à verbaliser sur la situation. Comment ont-ils vécu celle-ci? De quelle façon comprennent-ils ce qui est arrivé? Comment se sentent-ils présentement? Afin de dédramatiser lévénement, lenseignant les questionne aussi sur leurs propres sautes dhumeur, ainsi que sur la façon dont ils en arrivent à les contrôler. Pour terminer, il peut rechercher avec eux des solutions à transmettre à lélève concerné. Pour terminer, notons que lenseignant doit aussi aviser la direction et les parents de lensemble de lintervention. (Gérard Lavoie, UQAT)
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Page retouchée le 13 janvier 2001