Thématique > Difficultés d’apprentissage- écriture


Lectures choisies


Cette rubrique permet de consulter des ouvrages pertinents de diverses natures comme par exemple des articles de périodiques, des brochures, des chapitres d’ouvrages collectifs, des comptes rendus de conférences, des volumes, etc. Chaque référence permet d’accéder à une brève annotation qui, dans certains cas, peut mener à des informations plus détaillées, allant par exemple d’un résumé long, à une critique, à la présentation d’une table des matières, à un texte intégral.

 

Les annotations et les résumés sont rédigés par

Godelieve Debeurme

 

  1. Articles de périodiques
  2. Grilles d’évaluation formative
  3. Volumes

 

Sans s’adresser particulièrement aux élèves en difficulté, les ouvrages commentés ci-dessous le sont spécifiquement pour leur apport à l’évaluation de l’écrit. Certains traitent de l’évaluation formative, d’autres commentent plutôt certaines grilles. La plupart des ouvrages ne traitent pas que l’aspect évaluation. Nous avons cru toutefois que tout praticien oeuvrant en contexte scolaire pourrait y trouver des éléments utiles à son enseignement.

Articles de périodiques

Bers
et Fougerand, B. (1991). T’a eu conbien de fôtes ? Mesure et évaluation en éducation, 3(14), 71-79.

Cet article est une réflexion sur l’évaluation de l’orthographe qui se fait ordinairement en comptant les fautes dans une dictée. L’auteure propose de nouvelles façons d’aborder cette évaluation : évaluer les acquis (et non les manques) à travers les productions personnelles de l’élève ; favoriser les interactions maître-élève, élève-élève ; recourir à des instruments d’autoévaluation ; utiliser une nouvelle façon de coter la maîtrise de l’orthographe par les élèves.

Annotation : octobre 2000

Doyo
n, C., (1994). Faire participer l’élève à l’évaluation de ses apprentissages en communication écrite. In C. Préfontaine et G. Fortier (dir.), Enseigner le français. Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? (p.91-97). Montréal : Logiques.

Dans cet article, l’auteur nous présente une démarche d’évaluation formative en classe de français pour les élèves du primaire. Il explique comment faire participer graduellement l’élève à l’évaluation de ses apprentissage afin que celle-ci soit une aide et un soutien pour lui. Ce modèle d’autoévaluation permet une plus grande responsabilisation de l’élève face à ses apprentissages et implique la participation des parents. La démarche est bien expliquée et quelques outils d’autoévaluation sont présentés sous forme de tableaux.

Annotation : octobre 2000

Patr is, J. et Vansnick, N., (1992). Comment aborder les « fautes lexicales » en classe. Enjeux, 26, 47-55

Devant le manque d'outils adéquats pour identifier et corriger objectivement les erreurs de vocabulaire dans les textes d'élèves, les auteurs proposent une typologie des dysfonctionnements lexicaux. Celle-ci se divise en deux grandes catégories : les maladresses lexicales et les fautes lexicales. La catégorie des fautes lexicales a été élaborée en s'appuyant sur les mécanismes qui sont à la base des erreurs des élèves. Ainsi, il sera plus facile pour l'enseignant d'aider l'élève à prendre conscience de l'origine de son erreur, ce qui l'amènera à se corriger plus efficacement. Les auteurs donnent plusieurs exemples afin de compléter les explications concernant leur outil de classification. Ils font aussi une analyse des limites et de l'intérêt d'un tel outil.

Annotation : mai 2001

Wadd
el, Y. (1999). La ligue d’improvisation écrite... pour écrire, réviser, évaluer. Vie pédagogique, 110,12-15

L’auteur nous présente la ligue d’improvisation écrite (LIE), une activité d’écriture très motivante pour les élèves, et son volet complémentaire, le coefficient de révision, qui est un outil d’évaluation formative. L’évaluation est ici basée sur les transformations effectuées par l’élève pour améliorer son texte à travers les différentes phases de révision plutôt que sur la seule version finale. Ainsi, tout le travail de l’élève est évalué. Cette façon de faire devient un outil précieux, pour l’enseignant aussi bien que pour l’élève, pour supporter ce dernier dans son apprentissage de l’écriture. Les démarches d’écriture et d’évaluation sont bien expliquées et un modèle de " feuille de révision et correction " est donné.

Annotation : octobre 2000

Wadd el, Y. (1999). L'enseignement de l'écriture au primaire : il faut repenser l'évaluation. Vie pédagogique, 113, 49-52.

L'auteur fait ici ressortir que l'évaluation actuelle dans l'enseignement de l'écriture est surtout menée en fonction des erreurs commises par le scripteur et qu'il n'existe que peu d'évaluation véritablement formative. Il nous démontre aussi toute l'importance de la révision dans le processus d'écriture. Waddel propose un nouvel outil formatif permettant d'évaluer le travail de révision de l'élève lors d'une tâche d'écriture, c'est-à-dire les corrections et les modifications apportées au texte afin de l'améliorer. Cette observation permet à l'enseignante ou à l'enseignant de mieux comprendre ce qui se passe lorsque l'élève écrit et révise. De plus, selon l'auteur, cet outil fournit à l'élève une indication sur son " effort " de révision, l'encourageant ainsi à réviser et à améliorer ses textes.

Annotation : mai 2001

Grilles d’évaluation formative

Bétr
ix Koehler, D. (1991). Dis-moi comment tu orthographies, je te dirai qui tu es. Lausanne : CVRP- Centre Vaudois de Recherches pédagogiques.

Ce livre rapporte la recherche de l’auteur sur l’orthographe de jeunes Vaudois de onze et douze ans. La façon dont il a procédé pour évaluer les sujets, consiste en l’utilisation d’une grille d’analyse d’erreurs. Afin d’obtenir le profil de l’élève, l’observateur doit calculer le pourcentage des différents types d’erreurs. Les principales composantes de cet outil concernent les erreurs à dominante phonétique, les méprises à dominante phonogrammique, celles à dominante morphogrammique, les erreurs à dominante logogrammique, les fautes concernant les lettres fonctionnelles, celles concernant les idéogrammes et enfin les mots oubliés ou remplacés.

Résumé : mars 2000

Gagn é, F. et Thouin, M., (1991). L'évaluation formative des apprentissages en orthographe et l'attitude des élèves à l'égard de l'évaluation. Mesure et évaluation en éducation, 1 (14), 5-16.

Cet article fait état d'une recherche conduite dans des classes de français de la fin du secondaire en Ontario. Les auteurs ont voulu vérifier si l'utilisation d'une stratégie d'évaluation formative d'orientation cognitiviste pouvait améliorer le rendement des élèves en orthographe lexicale et grammaticale ainsi que leur attitude face à l'évaluation. Le cadre théorique, la méthode et les résultats de la recherche sont présentés. L'observation d'une légère amélioration dans le rendement des élèves en orthographe et d'une très nette amélioration de leur attitude à l'égard de l'évaluation amène les auteurs à penser qu'une certaine prise en charge par les élèves de leurs apprentissages orthographiques, par l'entremise de l'évaluation formative, serait une pratique à privilégier.

Annotation : mai 2001

Grou
pe DIEPE (1995). Savoir écrire au secondaire. Étude comparative auprès de quatre populations francophones d’Europe et d’Amérique. Bruxelles : De Boeck Université.

Le Groupe DIEPE (Description Internationale des Enseignements et des Performances en matière d’Écrit) présente son outil d’évaluation qui consiste en une épreuve de rédaction ainsi qu’en la passation d’un questionnaire. Ce test est construit pour des élèves dont l’âge approche la fin de la scolarité obligatoire (16-18 ans). Dans cette étude, trois composantes de la rédaction sont considérées, soient la langue, la communication et le texte, décrites à l’aide de onze critères. Les auteurs abordent aussi l’attitude des élèves face à la correction ainsi que l’importance des commentaires fournis par les enseignants sur les productions des élèves. Par la suite, on a administré un questionnaire à choix multiple où il est question de grammaire et d’orthographe, du lexique, de la syntaxe et de certaines composantes d’un texte. Ce questionnaire est adressé aux élèves et aux enseignants. Les questions posées aux enseignants concernent ses caractéristiques et sa formation, les conditions et la pratique de l’enseignement du français, les opinions sur l’enseignement. Quant à celui destiné aux élèves, il traite surtout l’attitude et le comportement adoptés durant l’épreuve de rédaction, leur opinion, leur attitude et leur comportement à l’égard de l’expression écrite, les pratiques scolaires antérieures et actuelles ainsi que l’utilisation de l’écrit dans les autres matières. Les résultats sont observés en fonction de seuils de réussite préalablement établis.

Résumé : mars 2000

Guim
ard, P. (1997). Représentation de l’écrit et compétences cognitives en fin de maternelle. Enfance, (4), 469-482.

Le présent article fait état d’un outil d’évaluation psychométrique qui détermine les niveaux de représentation de l’écrit d’élèves de la maternelle et de fin CP. Les modalités d’évaluation sont parfois individuelles et parfois collectives. Le test débute par l’évaluation du niveau de conceptualisation de l’écrit inspirée du modèle de Ferreiro (1988). Suivent l’évaluation de la compréhension orale ainsi que des capacités cognitives globales. D’autres épreuves permettent d’établir l’état des capacités métaphonologiques et graphomotrices. De plus, les comportements qui concernent les conventions de lecture sont notés. Finalement, pour les élèves de fin CP, les capacités d’identification des mots et les compétences orthographiques sont vérifiées.

Résumé : mars 2000

Jalb ert, P. et al., (1995). L'évaluation de la compétence en écriture. Outils à l'intention des élèves faibles en expression écrite. Direction de l'adaptation scolaire et des services complémentaires du Ministère de l'éducation du Québec et la société GRICS.

Il s'agit d'une trousse d'outils d'évaluation, à l'usage des orthopédagogues et des enseignantes et enseignants en adaptation scolaire, permettant de faire une évaluation de la compétence en écriture des élèves du primaire ayant des difficultés d'apprentissage. On y retrouve, tout d'abord, un guide général qui présente les différents outils et qui comporte des directives et des explications sur leur utilisation, sur leur interprétation et sur des interventions correctives. Le document " Les instruments pour établir le profil d'un scripteur " présente, pour sa part, des moyens permettant d'identifier les élèves en difficulté et de déterminer leur niveau de retard afin d'élaborer subséquemment des plans d'intervention adaptés à leurs besoins. Enfin, le document " Les outils pour l'observation de l'élève en classe, les entrevues et l'analyse des textes " présente des outils servant à diagnostiquer les forces et les faiblesses des élèves en difficulté et à évaluer diverses facettes de leur processus d'écriture, de même que leurs attitudes à l'égard de l'écriture, leurs stratégies d'écriture et leurs processus métacognitifs. Une formation sur l'utilisation de cet outil est donnée sur demande par la société GRICS.

Annotation : mai 2001

Lama rche, C. (1994). En 4e secondaire, expérience d'évaluation à partir de la lettre d'opinion. In C. Préfontaine et G. Fortier (dir.), Enseigner le français. Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? (p.138-146). Montréal : Logiques.

L'auteur aborde ici le sujet de l'évaluation formative versus l'évaluation sommative. Il décrit, étape par étape, une expérience efficace d'évaluation formative réalisée avec ses élèves à partir de la rédaction d'une lettre d'opinion. Les types d'évaluation formative utilisés au cours de sa démarche sont l'autoévaluation à l'aide d'une grille de correction, l'évaluation par un pair à l'aide de cette même grille, l'analyse en grand groupe d'un des textes produits et la correction individuelle des textes par l'enseignant. L'article présente des exemples des grilles utilisées et des textes d'élèves ainsi qu'une critique, faite par les élèves, sur l'évaluation par les pairs.

Annotation : mai 2001

Lebr
un, M. et Paret, M.-C. (1992). L’hétérogénéité des apprenants. Un défi pour la classe de français. Paris : Delachaux et Niestle.

La correction guidée de l’écrit, une proposition pour faire face à l’hétérogénéité.

L’évaluation décrite se destine à première vue à des élèves étrangers qui sont en apprentissage du français. Elle propose un guide de correction comme outil de réécriture. La méthode employée par l’élève est la rédaction suivie de la localisation, la reconnaissance et la correction d’erreur. Ces dernières sont répertoriées selon six domaines, soit la syntaxe, la ponctuation, la présentation et la lisibilité, le vocabulaire, les remarques sémantiques, la cohérence textuelle et l’orthographe. Ces domaines sont décrits à l’aide de dix-sept secteurs. Cette grille tente donc de décrire les erreurs ou de prescrire une correction dans certains cas. Il est à noter que la faiblesse de cette grille réside dans la quantité de codes à étudier. (p.202-209)

 

L’hétérogénéité des élèves en matière d’évaluation d’écrits, analyse et propositions didactiques.

Ces auteurs abordent aussi le sujet de l’évaluation des habiletés en écriture des élèves de classes d’accueil au deuxième cycle du primaire. Ils proposent d’utiliser une échelle d’évaluation différenciée à saveur qualitative. Cette échelle comprend deux aspects qui sont la communication et le fonctionnement de la langue. Le premier aspect, d’ordre discursif, englobe le choix de l’information et du vocabulaire, la cohérence (l’ordre logique), la cohésion (liens et référents) et le découpage de texte. Le second concerne les aspects plus formels de la langue, soient la ponctuation, la structure de la phrase, l’orthographe, les accords de noms et adjectifs et enfin, la conjugaison et leurs accords. (p. 251-256)

 

L’évaluation et l’enseignement de la cohérence textuelle, du secondaire à l’université

Le dernier instrument d’évaluation qui est proposé, concerne la cohérence textuelle. Il s’adresse aux ordres secondaire et universitaire. Suite à un entraînement, les élèves forment des groupes de trois où ils se critiquent sur la continuité interphrases, une difficulté majeure des scripteurs peu compétents. Les critères portent sur les erreurs des phrases dans le texte, l’estimation de la gravité relative et la nature des erreurs. Ces critères sont classés dans une grille. Par ce procédé, on vise l’autonomie de l’apprenant qui reçoit, pendant un trimestre, une rétroaction individuelle sur ses productions. Cette démarche permet aux élèves de prendre conscience de la réaction du lecteur à leur texte et s’avère une activité d’objectivation pertinente. (p. 232-235)

Résumé : mars 2000

Volumes

Alla
l, L., Bain, D. et Perrenoud, Ph. (1993). Évaluation formative et didactique du français. Paris : Delachaux et Niestlé.

Ces auteurs définissent l’évaluation formative comme un outil de régulation continue des apprentissages, c’est-à-dire qui supporte l’élève dans son processus. Ce type d’évaluation permet d’établir le bilan des acquis de l’apprenant et d’orienter l’intervention. Dans cette optique, on peut se centrer sur les instruments d’apprentissage, sur la recherche de fondements théoriques, sur la prise de conscience des pratiques efficaces et sur le niveau d’implication de l’élève. Afin de bien cerner l’évolution, il importe de conserver une certaine homogénéité dans les objets d’apprentissage. Les auteurs ne mettent pas de côté les tests et les questionnaires, mais les critères dont ils sont constitués, doivent avoir une perspective textuelle et communicative.

Résumé : mars 2000

Blain, R., (1996). Apprendre à orthographier par la révision de ses textes. In S. G. Chartrand (dir.), Pour un nouvel enseignement de la grammaire (p. 341-358). Montréal : Logiques.

Tout d'abord, l'auteur souligne l'importance de la révision dans le processus rédactionnel. La révision permet au scripteur d'évaluer et de modifier, au besoin, certains aspects de son texte. Dans le cadre de cet article, l'auteur s'intéresse plus spécifiquement à l'aspect orthographique. Après avoir fait ressortir certaines causes responsables des erreurs commises par les élèves, l'auteur propose des stratégies de révision (détection et correction) qui permettent aux élèves de s'autocorriger. Ces derniers construisent eux-mêmes leur grille de révision. Toute cette démarche est clairement expliquée. L'auteur présente une expérience conduite avec des élèves de 2e secondaire, à l'aide du modèle de grille utilisée et suivi de suggestions pour améliorer l'utilisation de cet outil.

Annotation : mai 2001

Boil
y, R.(1990). Évaluation formative des apprentissages. Français, 3e année. Laval : Éditions Beauchemin ltée,.

Dans ce document, l’auteur propose d’évaluer de façon formative l’acte d’écrire et ce à partir de comportements observables regroupés en six domaines. Ces comportements sont notés sur une échelle descriptive où un seuil de réussite est préétabli par l’enseignant ou l’enseignante. Cette évaluation porte donc sur l’habileté à choisir des informations pertinentes, à organiser la phrase, à organiser le texte, à respecter les conventions du code lexical et du code grammatical ainsi qu’à calligraphier lisiblement. Ces éléments sont en lien avec les grilles d’évaluation du ministère de l’Éducation (MEQ).

Résumé : mars 2000

Farr
, R. et Tone, B. (1998). Le portfolio au service de l’apprentissage et de l’évaluation (Trad. S. Pairon). Toronto : Chenelière/Mc Graw-Hill.

Ce livre présente les avantages du portfolio comme outil d’évaluation qui s’intègre au processus d’apprentissage de l’élève. Les critères déterminés dans ce type d’évaluation sont en rapport avec les objectifs pédagogiques et les intérêts de l’élève. Pour nous aider dans l’utilisation de cet outil, l’auteur propose aussi différentes composantes dans le portfolio qu’il est possible d’évaluer. Dans cette perspective, l’élève et l’enseignant travaillent en collaboration lors de l’évaluation. Les deux acteurs évaluent les processus, le premier dans le but de connaître la manière dont il fonctionne et le second en vue des stratégies à enseigner. Pour ce faire, ils doivent définir le but de l’évaluation des processus et de la production, le moment (quand) et les moyens (comment) pour le faire. Par la suite, ils observent les produits en tenant compte des buts fixés. Une série de questions reliées à chaque étape de l’évaluation permet de mieux comprendre l’utilisation de cet outil.

Résumé : mars 2000

Gerv ais, F. et Noël-Gaudreault, M., (1992). Élaboration et application d'une grille d'analyse de la cohérence/cohésion sur des textes d'élèves. In C. Préfontaine et M. Lebrun (dir.), La lecture et l'écriture. Enseignement et apprentissage (p. 137-156). Actes du colloque. Stratégies d'enseignement et d'apprentissage en lecture-écriture, 1991. Montréal : Logiques.

Dans cet article, les auteures présentent une recherche qu'elles ont faite sur la cohérence/cohésion en production écrite. Afin de résoudre le problème du manque de précision relié au concept de la cohérence/cohésion, autant dans les grilles d'analyse de production écrite du MEQ que dans la façon d'annoter les travaux des élèves pour leur permettre de se corriger, les auteures ont élaboré une grille d'analyse de la cohérence/cohésion en production écrite. Elles nous décrivent donc, tout d'abord, leur démarche ainsi que les écrits théoriques sur lesquels elles se sont basées. Puis, elles présentent les deux outils élaborés : une grille destinée à l'enseignante et une fiche de réécriture destinée à l'élève. Enfin, les résultats de l'application de la grille à l'analyse de cent textes d'élèves de 4e, 5e et 6e année du primaire sont donnés ainsi qu'une liste des avantages et des limites de cette nouvelle grille.

Annotation : mai 2001

Goup il, G. et Lusignan, G. (1994). Le portfolio, une approche systémique de l'évaluation. In Apprentissage et enseignement en milieu scolaire (p.303-320). Montréal : Gaëtan Morin.

Après avoir donné quelques définitions du portfolio, dont l'approche se situe dans la lignée de l'évaluation formative, appuyés par des écrits scientifiques récents, les auteurs décrivent les quatre types de données nécessaires à l'évaluation des apprentissages à l'aide du portfolio. Ils donnent aussi des exemples de contenus de différents outils servant à colliger l'information tels que les grilles d'observation pour l'enseignant, les fiches de commentaires pour l'élève, les questionnaires destinés aux parents etc. Enfin, les auteurs présentent une façon d'évaluer le contenu du portfolio en donnant l'exemple d'un document d'analyse s'appliquant à la lecture et à l'écriture au primaire. Ils expliquent aussi comment présenter cette évaluation aux parents.

Annotation : mai 2001

Grou
pe EVA (Mas, M., Garcia-Debanc, C., Tauveron, C. et Romian, H. (1991). Évaluer les écrits à l’école primaire. Des fiches pour faire la classe cycle II et III. Paris : Hachette éducation.

Ce groupe de recherche a élaboré un tableau de critères (non une grille d’évaluation) afin de mettre en évidence les progrès ainsi que les difficultés de l’apprenant. Cet outil à teinte formative consiste en une panoplie de questions qui sont regroupées dans un tableau. Ce tableau contient quatre points de vue, chacun considéré selon trois unités (le texte dans son ensemble, les relations entre les phrases et les phrases seules). Tout d’abord, les auteures traitent de l’aspect pragmatique qui se définit par la relation entre le message et ses utilisateurs. Suit l’aspect sémantique qui consiste en la construction de sens. Ensuite, est abordé l’aspect morphosyntaxique soit la relation des mots entre eux dans la phrase. Finalement, le point de vue matériel où l’attention est portée sur la ponctuation, la mise en page et le découpage du texte. Toutes les situations d’écriture sont propices à l’utilisation de cette grille qui a l’avantage d’être individuelle, destinée à chaque élève.

Résumé : mars 2000

Sima rd, C., (1996). Examen d'une tradition scolaire : la dictée. In S. G. Chartrand (dir.), Pour un nouvel enseignement de la grammaire (p. 359-397). Montréal : Logiques.

Simard fait tout d'abord un historique de l'orthographe et de la dictée et souligne l'importance que cette dernière a eue dans les institutions scolaires de langue française. Il décrit ensuite les différents types de dictées utilisés actuellement par les enseignantes et les enseignants. Puis, il fait la critique de la dictée selon les quatre fonctions qu'il lui attribue : la fonction d'évaluation, la fonction d'apprentissage, la fonction d'acculturation et la fonction disciplinaire. Enfin, l'auteur dresse un bilan (plutôt négatif) de cette pratique et propose quelques solutions pour l'enseignement de l'orthographe française.

Annotation : mai 2001

Sima
rd, C. (1995). Programme d’intervention auprès des élèves à risque. Une nouvelle option éducatrice. Boucherville : Gaëtan Morin éditeur, p. 181-187.

D’après la conception de cet auteur, l’évaluation devrait être constituée de deux volets, l’un concernant l’élève et l’autre concernant l’enseignant. L’évaluation destinée à l’élève se concrétise par une grille d’auto-évaluation des stratégies qu’il utilise. Il s’agit d’une évaluation formative où l’enfant doit considérer s’il a respecté les consignes, s’il a éprouvé des difficultés et si oui, à quel moment. Il doit aussi expliquer les raisons qui motivent la réécriture de son texte, ses méthodes de révision et il doit faire le bilan de sa démarche. Dans la plupart des cas, l’élève est invité à cocher la case qui correspond le mieux à sa situation. En ce qui concerne l’enseignant, celui-ci doit observer les comportements de l’enfant – scripteur. Dans une grille semblable à celle de l’élève, l’enseignant doit faire état des attitudes du sujet durant l’activité, de l’aide sollicitée, de la nature des difficultés ainsi que des interventions pour terminer avec un bilan de l’expérience. L’auteur propose aussi quelques moyens pour assurer un suivi constant de l’évolution de l’élève.

Résumé : mars 2000

Wien er, R.B. et Cohen, J.H., (1997). Literacy portfolios. Using assessment to guide instruction (p.84-87). Upper Saddle River, N.J. :Prentice-Hall Inc.

Dans ce livre traitant de l'usage du portfolio en litérattie, une section concerne spécifiquement le portfolio en écriture. Vu la complexité de tout le processus d'écriture et son évaluation, les auteures insistent la nécessité d'un tel outil recueillant les travaux des élèves. De plus, le portfolio permet de rassembler du matériel pouvant servir au diagnostic ou à l'évaluation des compétences de l'élève. Il doit contenir des travaux révélant autant la démarche et les stratégies de l'élève que sa production finale. Les auteurs proposent une liste des documents qu'on peut retrouver dans le portfolio d'écriture et décrivent aussi la façon de l'exploiter.

Annotation : mai 2001

 

Cliquez pour atteindre le haut de la page

| Présentation | | Textes sur le sujet | | Lectures choisies |

| Projets | | Formation | | Autres sites | | Ressources |

 

| Difficultés d’apprentissage- écriture | | Liste des thèmes |

 

Logo du sasslf

 

Page retouchée le 13 janvier 2001