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Lintégration scolaire par
La présence dun EHDAA dans une classe ou dans une école ordinaire a pour effet de créer ou daugmenter la diversité parmi les élèves du groupe ou de lécole. Dès lors, on ne peut plus parler de groupes délèves homogènes mais de groupes hétérogènes. Ceci risque de poser problème aux enseignants de classe ordinaire qui ont été formés à travailler avec des groupes délèves homogènes. Cette rubrique traite des différents thèmes associés à lintégration scolaire délèves handicapés ou en difficulté dadaptation ou dapprentissage (EHDAA). Les types dintégration qui sont considérés sont ceux dEHDAA placés en classe ordinaire à temps complet ou à temps partiel ou en classe spéciale dans une école ordinaire. Ils se déroulent en maternelle, au primaire ou au secondaire. Il peut sagir de situations où des ÉHDAA sont soit introduits pour une première fois soit maintenus dans ces différents environnements. Lenseignant de classe ordinaire qui est confronté à cette réalité se doit de développer de nouvelles compétences. Par exemple, il peut être appelé à superviser une aide technique et par conséquent il doit développer des habiletés de gestionnaire; il doit adapter son enseignement et sa gestion de classe à un groupe hétérogène; il peut être appelé à mettre sur pied un système de tutorat. Lenseignant en adaptation scolaire qui peut être appelé à donner du soutien aux élèves intégrés ou aux enseignants de classe ordinaire doit aussi posséder ces compétences et connaissances. Dans cette rubrique toutes les différentes dimensions reliées aux situations dintégration des EHDAA peuvent être regroupées sous plusieurs thèmes. Les principaux sont :
VALORISATION DES RÔLES SOCIAUX La valorisation des rôles sociaux est lutilisation de moyens culturellement valorisés pour permettre aux personnes (socialement dévalorisées) dobtenir et de conserver des rôles socialement valorisés. La valorisations des rôles sociaux implique à la fois latteinte de buts (la valorisation des rôles sociaux des personnes) et lutilisation de moyens valorisée, les personnes dévalorisées doivent avoir des conditions de vie (services de logement, de travail et de revenu, de santé et déducation) au moins aussi bonnes que celles du citoyen ordinaire et, dans la mesure du possible, leurs compétences, apparences expériences, statuts et réputations aux yeux de la société doivent être améliorés et soutenus. La valorisation des rôles sociaux a de nombreuses conséquences, certaines très vastes et dautres très spécifiques, du niveau le plus élevé de la société jusquau niveau individuel; ces conséquences sont davantage expliquées dans les mesures de ce volume (Wolfensberger et Thomas, 1983 : p.34)
INTÉGRATION Il y a intégration lorsque les gens participent publiquement les uns avec les autres dans des activités, en des lieux et en quantité culturellement normatifs (Wolfensberger et Thomas, 1983 : p.29-30). Lintégration, cest linteraction harmonieuse de parties pour former un tout; être intégré, cest ne pas être ségrégué. (Moore, Abraham et Laing, 1980 : 63]
INTÉGRATION PHYSIQUE Lintégration physique est la présence physique dune ou de plusieurs personnes (dévalorisées) dans les établissements, les situations et lors dactivités ordinaires où des gens non dévalorisés sont également présents; cependant, une telle intégration physique ne signifie pas nécessairement que la ou les personnes dévalorisées interagissent avec celles non dévalorisées. Par exemple, un groupe denfants handicapés peut être physiquement intégré dans une école générique denfants et bien que les enfants partagent les mêmes lieux et participent peut-être bien aux mêmes activités (les assemblées décole, activités sportives), les enfants handicapés peuvent ne pas avoir dinterrelations sociales véritables avec leurs pairs non handicapés. (Wolfensberger et Thomas, 1983 : p.29-30).
INTÉGRATION SOCIALE Lintégration sociale consiste en la participation de la ou des personnes (dévalorisées) avec les citoyens non dévalorisés aux interactions et interrelations sociales qui sont culturellement normatives en quantité et en qualité, qui ont lieu lors dactivités normatives et dans des établissement et contexte valorisés ou au moins normatifs. Ainsi, lintégration sociale va plus loin que la simple présence de personnes valorisées et dévalorisées en un même lieu. (Wolfensberger et Thomas, 1983 : p.29-30)
INTÉGRATION-INCLUSION 1. Le concept dinclusion reflète plus clairement et plus précisément ce qui est requis: tous les enfants doivent être inclus dans la vie sociale et éducative de leur école et classe de quartier et pas seulement placés dans le cadre scolaire normal (mainstream) 2. Le terme intégration est abandonné puisquil implique que le but est de réinsérer un élève ou un groupe délève dans le cadre normal (mainstream) de lécole et dans la vie communautaire, après quil en ait déjà été exclu; lintégration-inclusion, elle, vise dès le départ à ne laisser personne à lextérieur de lenseignement ordinaire [...]; 3. les écoles inclusives mettent laccent sur la façon de construire un système qui tienne compte des besoins de chacun et qui soit structuré en conséquence; 4. enfin, il y a un changement de perspective, car on ne cherche plus à aider seulement les élèves éprouvant des difficultés; on tente plutôt de tenir compte des besoins de soutien de chaque membre de lécole (le personnel et tous les élèves) afin quils réussissent dans le cadre normal des activités éducatives (p.3). (Stainback et al., 1992a)
INTÉGRATION-IMAINSTREAMING LIntégration-mainstreaming est une croyance qui implique une procédure et un processus de placement éducatif pour lélève handicapé ou en difficulté dadaptation ou dapprentissage (EHDAA), qui repose sur la conviction que chaque élève doit être éduqué dans lenvironnement le plus normal possible, afin que ses besoins éducatifs et autres besoins reliés soient comblés de façon satisfaisante. Selon cette conception, les besoins éducatifs de lÉHDAA varient considérablement en intensité et en durée; il existe un continuum reconnu denvironnements éducatifs pouvant être appropriés aux besoins individuels des élèves; les ÉHDAA doivent le plus possible être éduqués auprès délèves normaux; et le retrait de lÉHDAA en classe spéciale ou dans une école spéciale ne doit seffectuer que lorsque ses besoins sont tels quils ne peuvent être comblés en milieu régulier auprès délèves normaux, avec laide et le soutien appropriés. (Council for Exceptional Childrens Delegate Assembly, 1976, in Rosenberg, 1980)
CONDITIONS DINTÉGRATION Cest lensemble des éléments à réunir ou des actions à poser pour que lintégration puisse réussir. Cet ensemble découle dune vision systémique. (Doré, Wagner et Brunet, 1996: 80)
INTÉGRATION PÉDAGOGIQUE Lintégration pédagogique est celle qui est basée sur une programmation et une planification continue et individuelle (Kaufman, Gottlieb, Agard et Kukic, 1975) et qui comporte les dimensions dintégration physique, temporelle et sociale définies plus haut.
ATTITUDES Les attitudes sont des prédispositions qui amènent une personne à répondre, favorablement ou non, à une situation ou à une autre personne. (Doré, Wagner et Brunet, 1996: 85, repris de Fishbein et Ajzen in Horne, 1985)
CRITÈRES DE RÉUSSITE Brinker et Thorpe (1983) distinguent deux types de critères de réussite de lintégration: les indicateurs indirects et les indicateurs directs. Les premiers servent à évaluer la présence de conditions généralement associées à la réussite de lintégration comme par exemple, un climat de confiance dans lécole, la participation des enseignants aux activités de formation sur lintégration.... Les seconds, servent plutôt à évaluer directement si lintégration est réussie comme par exemple, la présence à temps complet ou presque de lélève intégré en classe ordinaire, son apprentissage de savoirs similaires ou identiques à ceux du programme général, ses progrès relatifs aux objectifs du PEI.... (Doré, R., Wagner, S. et Brunet, J.-P., 1996 : 185-186).
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Page retouchée le 29 janvier 2001